Valérie Rousseau
Thérapeute psychocorporel en Gironde

Développement personnel/ PNL
victime bourreau sauveur

La relation victime, bourreau, sauveur est une relation en triangle bien connue, appelée triangle de Karpmann.

Pour la comprendre, définissons les 3 termes:

La victime est un plaignant qui rend les autres responsables de ce qui lui arrive. Certes, un enfant qui se fait frappé, humilié, mal traité par ses parents est une victime, car il n'a pas à sa disposition de moyens pour se défendre ou se rebeller. Mais qu'en est-il d'une femme qui reste avec un conjoint qui la frappe, d'un employé qui continue à supporter les insultes de son patron? Eux-aussi sont considérés comme des victimes, pourtant la femme pourrait porter plainte, partir, demander de l'aide, l' employé également. Pourtant il reste dans cette posture de victime, et là on peut s'interroger pourquoi.

 

Le bourreau est celui qui fait subir des maltraitances ou des humiliations aux autres. Il peut s'agir du parent sur son enfant, du mari sur sa femme (ou l'inverse d'ailleurs), du patron sur son employé. Pourquoi font-ils cela? Peut-être que cette mère qui brutalise ses enfants est elle-même frappée par son mari, peut-être que ce patron est critiqué tous les soirs par sa compagne en rentrant du travail, peut-être que cet enfant qui pleure après des coups va donner d'autres coups au chien du quartier.

 

En fait, il est facile de passer du stade de victime de l'un et bourreau de l'autre. Et le sauveur lui?

 

Le sauveur est celui qui se donne la mission d'aider l'autre coûte que coûte. Le sauveur porte à bras le corps la souffrance de la victime et décide des moyens à mettre en place pour libérer la victime de son bourreau. Le problème est que le sauveur oublie souvent d'écouter les vrais besoins de la victime. En décidant à sa place ce qui est bon et juste pour elle, il retire l' opportunité à la victime de prendre responsabilité pour ce qui lui arrive. En apportant des solutions qui ne correspondent pas aux souhaits du plaignant, il lui impose son point de vue, et devient son bourreau. 

 

La solution pour un adulte pour éviter de rentrer dans ce cercle vicieux de victime, bourreau, sauveur est de prendre la responsabilité de son comportement. Bien-sûr il y a des situations complexes et difficiles, mais le problème des victimes, comme des bourreaux en général est le silence. Nous le voyons aujourd'hui avec le phénomène du féminicide qui suscite beaucoup d'indignation. Les femmes qui parlent, qui n'acceptent pas la violence physique ou verbale, vont redresser la tête , sortir de leur état de victime et se poser la question "pourquoi suis-je dans cette relation?". L'homme qui boit et frappe sa femme, lui aussi peut libérer son sentiment de honte par la parole, par la thérapie, et sortir de son attitude de bourreau. Ces comportements puisent souvent leurs racines dans une histoire familiale où les relations étaient toxiques et s'appuyaient sur des jeux de pouvoir. Adulte, nous reproduisons ce que nous avons intégré enfant.

S' il n'y a plus de bourreau, s' il n' y a plus de victime, le sauveur n'existe plus.  Si chacun devient responsable de ses actes, de ses comportements, il peut choisir librement de sortir des relations toxiques qui existent dans sa vie. Sortir du triangle victime, bourreau, sauveur et retrouver son pouvoir d'action , nous permet d'instaurer des relations saines et bienveillantes.

 


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